jeudi 27 septembre 2007

Essayer d'être végé-something au Japon

Apprendre le vocabulaire de base : viande = niku, poisson = sakana, crevettes = ebi

Apprendre à lire le vocabulaire de base.

Plisser les yeux pour lire les tout petits caractères - végétarien ce plat vous dites? Erm j'ai l'impression qu'il y a écrit viande de boeuf là non? Ah oui mais c'est juste des tout petits morceaux... Oué mais euh, non.

Apprendre quelques formules : niku nashi = sans viande, bedgetalian des kara = c'est parce que je suis végétarienne, niku nashi ga dekimaska? = vous pouvez me le faire sans viande?

Apprendre à lire tofu, nori, wakame, ume histoire de pouvoir acheter quelque chose dans n'importe quel combini.

Etre en adoration devant les innombrables saveurs de la soupe miso, les multiples facettes du tofu, la magie du sésame noir - en glace en pâte à tartiner saupoudré dans le riz caché dans un gâteau -, le pouvoir de la sauce soja à relever harmonieusement n'importe quel plat, la subtilité du riz blanc, la texture unique des algues.

Pleurer devant le prix des épinards, choux et autres légumes à feuilles vert foncé - mais où les Japonais trouvent-ils leur calcuim??? Ah petita ils sont complètement déficients petitbé ils sucent des arrêtes de poisson... Ok ca ira merci bien.

Vivre la scène suivante (entièrement doublée pour vous) :

- Vous avez un plat sans viande?
-Mh, oui, celui-là est sans viande
- Est ce qu'il y a du poisson dedans?
- Non, il n'y a pas de poisson
- Est ce qu'il est à base de bouillon de poisson?
- Euh, oui.
- Vous pouvez me le faire sans bouillon de poisson?
- Ah, je ne sais pas... [Part demander en cuisine et revient, il faudrait pas que les serveurs se mettent à prendre des initiatives sérieux...] Oui, on peut.
- Bon alors je vais prendre ce plat, sans viande, sans poisson et sans bouillon.

[Apporte le plat au milieu duquel se trouvent de grosses tranches rougeâtres qui ressemblent étrangement à de la viande]
- Erm... j'avais demandé sans viande, c'est quoi ça?
- Ah ce n'est pas de la viande, c'est du foie....


...et ne tuer personne.

vendredi 31 août 2007

gateau d'automne

Puisque l'été a décidé de se la jouer courte ici, et avant de m'envoler vers des cieux plus cléments, je me suis remise aux gâteaux d'automne. Couleur, ingrédients, densité, ils ont tout pour réconforter pendant cette saison pluvieuse et sombre.

Ingrédients (à l'américaine, sorry)


1 pomme
du potiron (un volume d'environ 1 pomme et demie)

1 2/3 tasse de farine
1 tasse de sucre (moitié blanc, moitié roux)
1 cuiller à café de bicarbonate de soude
1/2 sachet de levure chimique
1 pincée de sel
1 grosse pincée de canelle, 1 grosse pincée de gingembre, 1 petite pincée de poivre
quelques clous de girofle
graines de pavot pour la déco

1/3 tasse d'huile végétale neutre (=sans odeur forte, genre huile de tournesol)



Recette :

Faire bouillir 1/2 litre d'eau. Ajouter les clous de girofles. Y faire cuire la pomme et le potiron en dés, à feu doux, puis laisser réduire jusqu'à avoir une consistance de purée.

Mélanger l'ensemble des ingrédients secs, en dosant les épices selon votre goût (personnellement j'aime bien forcer sur la canelle mais je dé-tes-te tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'anis).
Mélanger d'autre part les fruits cuits et l'huile.
Mélanger les 2 mélanges. Comme il n'y a pas d'oeufs il est inutile d'attendre que les fruits refroidissent.

Huiler un moule à gâteau et y répartir la pâte. Verser les graines de pavot sur le dessus.

Cuire à 180°C, pendant 25 minutes.

mercredi 15 août 2007

Crumble pommes-quetsches-speculoos

(Adapté depuis j'irai cracher sur ton micro ondes)

Il faut bien qu'il y ait des avantages à habiter tellement au nord... L'un de ces avantages est la proximité avec la Belgique, qui me fait découvrir un tas de choses merveilleuses et quasi-inconnues à l'intérieur de nos frontières. L'autre est que je ne suis quand même pas si loin de coins Français sympas, l'Alsace par exemple.





mardi 7 août 2007

Non retour?

Je suis végétarienne depuis 6 mois. Il m'avait fallu 6 mois supplémentaires de réflexion, mais une fois ma décision prise, la transition a été étonnament facile.
J'ai toujours considéré mon végétarisme comme une transition vers le véganisme (hou le vilain néologisme), mais j'ai décidé de me donner un peu de temps, histoire de mettre de l'ordre dans le reste de ma vie, et parce que passer si rapidement d'une alimentation basée sur la viande et les laitages à une alimentation exclusivement végétale avait l'air de tout sauf d'une bonne idée.

Je ne me suis donc pas donné de date butoir pour l'arrêt des laitages et des oeufs, mais mine de rien j'ai sacrément réduit ma consommation. Au point qu'aujourd'hui, mon alimentation est principalement végétalienne, et ce n'est qu'exceptionnellement et souvent accidentellement que je mange des produits animaux.
Comme aujourd'hui par exemple. En vacances avec des amis, au bord de la plage, crêperie en fin d'après midi parce que c'est sympa et facile. Solution de facilité. Et ce soir, nausée et vilain mal de crâne. Mon corps se charge de me rappeler que j'ai passé la phase de détox, que je le veuille ou non, et qu'il serait temps de s'engager pour de bon, d'un côté comme de l'autre.

Bon sang comme j'aimerais pouvoir effectivement m'engager maintenant. Mais ceux qui lisent mon blog de mots savent qu'il reste 4 semaines avant le prochain grand chamboulement... Une fois atterrie, j'espère sincèrement pouvoir finir cette transition.

jeudi 21 juin 2007

lundi 18 juin 2007

La meilleure tarte de la soirée

Samedi, c'était le concert de fin d'année de ma chorale (qui n'est pas une chorale de hippie, et dont le site n'est pas du tout à jour). Comme on est des jeunes, après le concert on fait la fête... chacun apporte à manger et à boire (surtout à boire) et on partage le tout dans la joie et la bonne humeur, souvent en chantant de plus en plus faux. Ahem.

Pour l'occasion j'avais préparé un grand classique, la pizza sans fromage, qui a l'avantage d'avoir un aspect connu :

Pizza sans fromage

pâte :
250g de farine de blé
4 CS d'huile d'olive
1 pincée de sel
1/2 cube de levure de boulanger, dilué dans un petit verre d'eau chaude mais pas bouillante
éventuellement de quoi parfumer la pâte : herbes, graines, épices...

appareil :
1 boîte de pulpe de tomate
1 oignon blanc émincé

garniture, au choix parmi :
coeurs d'artichauts
tomates
lamelles de courgettes (à faire cuire au préalable, soit 2-3 minutes au micro-ondes, soit 8-10 minutes dans l'eau bouillante)
olives
champignons
cubes de tofu ferme (à presser)
broccoli
...

Mélanger les ingrédients de la pâte et laisser lever. Pour la version que j'ai apportée (qui a été dévorée si vite que je n'ai pas pu la prendre en photo), j'ai ajouté des graines de pavot et du piment d'Espelette.

Etaler la pâte, la placer dans un moule rond sur du papier à cuisson.
Répartir la pulpe de tomates, les oignons, les différents ingrédients. J'ai choisi comme ingrédients des tomates, des champignons shiitake, des courgettes, du tofu et des olives noires.

Cuire pendant 25-30 minutes à 250°C.



Comme vous l'aurez compris d'après le titre, cette pizza a eu un succès fou. Entre les "oh je vais prendre de celle là", les "oh ca a pas l'air mauvais" et les "oh mais c'est super bon", entrecoupés de mes "oui et en plus elle est végétalienne" et de la réponse classique "bah on dirait pas", no comment, je n'ai pu en prendre qu'une part.

Seulement entre les tartes, quiches et autres cakes présents ce soir là (je ne parle que de la nourriture hein), c'était la seule à ne pas contenir de viande. Pourtant ce n'est pas très compliqué de ne pas rajouter de jambon dans une tarte à la courgette qui n'en a pas besoin, par exemple. Ce qui m'amène à la conclusion bizarre que la plupart des gens aiment les plats végétariens, voire les préfèrent, mais ne pensent simplement pas à en cuisiner.

jeudi 24 mai 2007

Tofu sauce cacahuète



J'ai toujours trouvé assez ridicule l'orthographe du mot cacahuète... mais pas aussi ridicule que les gens qui ne prononcent pas "cacahouète".

Anyway, j'ai inauguré mon cahier à recettes avec une sauce à la cacahuète pour tofu.

Ingrédients :
Du tofu ferme

Pour la sauce :
1 oignon
1 gousse d'ail
gingembre mariné (genre le truc rose qui vient avec les sushis)
pincée de piment en poudre
2 cuillères à café de sauce soja
2 cuillères à café de sucre roux
2 cuillères à café de jus de citron vert
4 cuillères à café de beurre de cacahuètes
10 à 15 cL de lait de coco

Presser le tofu ferme. Ah oui forcément, les gens qui disent "hou là j'ai essayé le tofu et c'est vraiment pas bon" ne savent pas, en général, que ça se presse. Le procédé le plus simple c'est de découper ses lamelles de tofu (environ 1cm de large), de les placer à plat sur une double épaisseur de Sopalin dans une assiette, de remettre du Sopalin et une autre assiette dessus. Vérifier de temps en temps que le Sopalin du dessous est toujours en état d'absorber quelque chose.

Pendant que le tofu se presse sous l'effet magique de la gravité, préparer la sauce :
Hacher finement l'oignon, l'ail et le gingembre. Les placer dans un bol avec les autres ingrédients. Bien mélanger, puis ajouter le tofu coupé en cubes et le recouvrir totalement. Laisser mariner au frais (au moins 2 heures).

Cuire doucement à la poelle en remuant bien avec une spatule. Il n'est pas nécessaire de mettre toute la sauce, surtout qu'elle devient très épaisse en chauffant.



Voila le résultat ! J'ai mangé ça avec 2 riz (ici, riz blanc et riz sauvage), la Sistah a fait chauffer le reste de la sauce (sans tofu) pour son riz blanc.
Accompagné d'une salade de chou toute bête (comme chou, ah, ah)